| Actualités - Actu en National |
samedi 06.03.2010, 05:03 - La Voix du Nord
Deux jours de grève, plusieurs réunions de négociation et une échéance. Lundi matin, les salariés de Faurecia-Auchel sont appelés à se rendre au local du CE pour décider de la poursuite ou de l'arrêt du mouvement. ...
Une décision qu'ils devront prendre après avoir étudié les dernières propositions de la direction. Le point sur la journée d'hier.
L'espoir > Hier peu avant midi, les délégués CGT étaient plutôt satisfaits de leur rencontre matinale avec la direction. Profitant de la pause déjeuner, les cégétisites Thérèse Lecocq et Jean-Michel Petit annonçaient à leur troupe les avancées obtenues. « Avec les départs volontaires, la direction estime que d'ici mai 2011, l'effectif sur le site sera de 128. Elle se dit prête à le maintenir au-delà de 2016, tout en assurant qu'il n'y aura pas de restructuration, ni de fermeture et qu'elle fera venir assez de travail pour ce nombre de salariés. Par rapport aux accords de mai, c'est 40 emplois de plus. Si elle s'engage là -dessus, cela veut dire que si une fermeture intervenait en 2013 par exemple, l'entreprise serait tenue de payer à tous trois ans de salaire. Le projet de réindustrialisation du site concernerait une quarantaine de salariés, sachant que le but de Faurecia, c'est d'avoir plus de monde car cela signifierait qu'il y a plus d'entreprises sur le site et que les charges fixes se partagent à plusieurs.
» Avant de se rasseoir à la table des négociations à 13 h 30, restait un point d'achoppement fondamental : que ces engagements soient écrits noir sur blanc.
L'attente > Les syndicalistes sont ressortis de réunion vers 15 h pour faire part des dernières avancées, savoir ce qu'en pensaient les grévistes et accorder leurs violons.
Ils sont à nouveau partis en réunion vers 15 h 15. Autour du brasero improvisé et dans la salle, des petites groupes discutaient... Sujet principal : l'avenir du site.
À 16 h 30, les délégués étaient de retour devant les salariés.
Les propositions > Résumé des acquis obtenus : « Pendant six ans maintien de l'activité sur le site avec un effectif de 128 à 130 personnes. Pas de restructuration. Et en cas de scénario catastrophe, l'accompagnement social garanti au-delà de 2016, avec la prime de 50 000 E par personne. On a obtenu 90 % de ce qu'on demandait. Il manque une ligne : qu'ils écrivent noir sur blanc qu'ils s'engagent à payer les salaires en cas de fermeture avant 2016. »
Le vote > Sur le parking, après dix minutes de réflexion, un vote à main levée était en faveur de la reprise. Mais des voix contradictoires se sont élevées : « Si on reprend maintenant, faut pas compter sur moi pour remettre ça dans six mois », « ça fait deux coups qu'on gagne, c'est déjà bien », « qu'est-ce qu'on a obtenu de plus ? », « on n'est même pas tous là pour voter ». Devant cette division, les délégués ont proposé qu'une consultation de l'ensemble du personnel aurait lieu lundi matin, avec une urne dans le local du CE. Le dépouillement est prévu entre 12 h et 13 h. « Nous restons en grève jusqu'à ce vote. Ça vous laisse le week-end pour réfléchir. » Sur le site voisin de Marles, un débrayage a eu lieu très tôt hier matin, mais il ne s'est pas poursuivi, faute de grévistes. Le mouvement est supendu le temps de mobiliser les troupes. •
A. M.
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Mis à jour (Mardi, 04 Mai 2010 19:06)
















