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La situation actuelle de Sielest, à Pulversheim, - 185 suppressions de postes sur 367, «L'Alsace» d'hier- pose bien des questions.
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Pourquoi écarter Sielest ?
Deuxième question : Sielest paie-t-il une réputation sulfureuse en termes de qualité ? « La direction de Mulhouse a alerté Sielest à plusieurs reprises ces derniers mois sur les dysfonctionnents dans ce domaine , sans résultat », souffle ce cadre de l'usine PSA de la forêt de la Hart. Les problèmes sociaux internes à Sielest perturbent en outre régulièrement la bonne marche de l'usine PSA.
Troisième question, de fond : PSA Peugeot Citroën va-t-il se désengager de Faurecia ? En privant Sielest du contrat C4 II au profit de son concurrent d'outre-Rhin depuis peu installé à Neuenburg, le constructeur échappe au procès en favoritisme — il serait néanmoins intéressant de savoir précisément sur quels critères le site haut-rhinois a été écarté — mais donne du grain à moudre à ceux qui verraient bien PSA se désengager de sa filiale équipementière.
La participation de PSA vient de chuter de 70,85 à 57,4 %, à cause du rachat d'Emcon Technologies par Faurecia fin 2009 et ce n'est peut-être qu'un début. Frédéric Saint-Geours, le directeur financier du groupe, a beau assurer que PSA entend bien demeurer l'actionnaire de référence, Yann Delabrière, le président de Faurecia, affirmait en début d'année qu'il n'y avait « pas de limite » à la dilution de la participation de PSA, dans la mesure où cette dilution peut aider sa filiale à se développer et à saisir des opportunités.
Seul frein à un désengagement total, Faurecia est lié par une clause dans ses lignes de crédit bancaires prévoyant que la participation de PSA ne tombe pas en dessous de 40 %.
« Faurecia sans PSA, c'est probablement possible, analyse Michel Ségura (CFE-CGC PSA), mais ne risquerait-on pas d'assister à un grand mouvement de délocalisation ? »
En clair, débarrassé de la tutelle PSA — provisoirement interdit de délocalisation par le Gouvernement — Faurecia pourrait être tenté de privilégier « les bons coûts », notamment pour répondre aux besoins de ce même... PSA dont l'approvisionnement en low cost est passé de 22 % en 2007 à 40 % en 2009. En perte de 434 millions d'euros en 2009, l'équipementier vise un résultat opérationnel supérieur à 200 millions d'euros cette année. Il faudra voir comment...
Source : l'alsace.fr Jacques Prost
Mise en ligne par smfc franche-comté cfe-cgc métallurgie
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Mis à jour (Lundi, 03 Mai 2010 18:46)

















