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Plus précisément, les manifestants voulaient exprimer leur volonté d'être reclassés en priorité sur le site mulhousien de PSA. Sur les 286 postes identifiés proposés par Sielest en guise de reclassement, 86 le sont au sein des établissements Faurecia de la région, une centaine chez Johnson Controls à Neuenburg et une centaine chez PSA (Mulhouse, Sochaux, Vesoul) dont 50 en Alsace. Un chiffre jugé très insuffisant par la CFDT, qui note que PSA Mulhouse emploie actuellement 1 400 salariés en contrat à durée déterminée. « PSA doit ouvrir beaucoup plus de postes sur le site de Mulhouse et ne doit pas sélectionner les candidats volontaires, ce qui s'assimilerait à de la di scrimination », insiste le syndicat, qui estime en outre qu'un reclassement en Allemagne ne garantirait pas la pérennité des emplois proposés.
Manque de garanties
S'ajoute, pour la CFDT, le fait que les garanties d'emploi « ne doivent pas s'arrêter à l'effectif menacé, mais à l'intégralité des salariés, du fait qu'on ne sache pas quel est l'avenir des salariés qui vont rester », dans la mesure où « rien ne garantit que PSA ne ferme pas complètement le site de Pulversheim ». La CFDT demande donc que PSA s'engage également à reclasser les salariés restants si Sielest vient à fermer et, pour l'instant, exige qu'à l'issue du reclassement définitif des 185 salariés permanents, les postes restants soient attribués aux 110 salariés intérimaires.
On sait que Sielest justifie la réduction d'effectif par une baisse de la charge de travail induite par la décision de PSA de confier la fabrication des sièges de la future Citroën C4 à Johnson Controls.
Source : l'Alsace.fr Jacques Prost
Mis en ligne par smfc cfe-cgc franche-comté métallurgie
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Mis à jour (Dimanche, 09 Mai 2010 19:23)

















