| Actualités - Actu en Région |
Pas sûr que les salariés de Sielest (Faurecia) soient d'accord là -dessus, mais PSA Peugeot Citroën estime faire un maximum pour ses fournisseurs. Philippe Varin, le président du groupe, l'a redit la semaine dernière à Paris à l'occasion de la journée de la filière automobile organisée par la Plate-forme automobile (PFA).
En 2009, a-t-il insisté, PSA a consacré 2 milliards d'euros à soutenir la filière et notamment 1,3 milliard pour la réduction des délais de paiement, 240 millions pour soutenir les fournisseurs en difficulté et 320 millions d'euros en apport de capital à Faurecia. Le groupe a en outre mis en place des outils, comme une équipe dédiée au risque fournisseur.
170 sites fournisseurs PSA restructurés
N'empêche, près de 170 sites, fournisseurs de PSA, ont connu des restructurations ces dernières années et 34 d'entre eux ont été fermés. Sielest, à Pulversheim, vient donc de rejoindre cette liste macabre. Fragilité financière, rentabilité aléatoire, dispersion des sites de production, secteur hyper concurrentiel... on sait les explications.
Le patron de PSA en est convaincu, le renouveau de la filière passera, déjà , par l'amélioration de sa compétitivité. « Dans l'industrie manufacturière, le coût horaire complet est pratiquement à parité avec le coût allemand. Si l'on veut enrayer cette dérive française et rester compétitifs dans une industrie essentielle à la France, il sera primordial de traiter, dès que possible, la question des cotisations qui pèsent sur le travail ».
Philippe Varin fait deux propositions :
- rassembler sous une forme de guichet unique les acteurs publics pour faciliter le recours de fournisseurs en difficulté aux mécanismes, financiers notamment, mis en place.
- créer des cellules de proximité permanentes pour chaque grand bassin d'emploi où PSA est présent, Alsace et Franche-Comté notamment.
Tout ceci est bien mais la filière équipementière a une partie de son destin en mains. Elle doit impérativement optimiser ses méthodes de travail en liaison avec les constructeurs si elle veut résorber un sureffectif évalué à 50 000 personnes. La fameuse PFA estime que le « lean manufacturing » permettrait de dégager des économies d'au moins 15 % dans le fonctionnement des fournisseurs. Une action va être entreprise en ce sens, appuyée sur le réseau des Aria (Associations régionales des industriels de l'automobile), dont le représentant en région Alsace Franche-Comté est le Pôle Véhicule du Futur via son programme PerfoEst.
Problème : le plus sûr moyen de résorber le sureffectif, pour la filière, est de vendre davantage. Le label « made in France » rêvé par le ministre de l'Industrie et sans doute aussi par la profession, est une belle idée mais viable, et encore, pour les seuls véhicules fabriqués en France. Si du moins la compétitivité est là . Au-delà , la mondialisation du marché impose aux constructeurs de construire là où ils veulent vendre et aux grands fournisseurs de les suivre, les plus petits étant choisis localement.
Yann Delabrière, le président de Faurecia, veut néanmoins croire que les fournisseurs français, faute de pouvoir se battre sur les coûts de production, peuvent s'en sortir en innovant. Mais pas forcément... en misant sur les pôles de compétitivité qu'il juge trop administratifs, pas assez interactifs.
Un pavé dans le jardin des pôles et de Christian Estrosi qui a rappelé, lors de la Journée de la filière automobile, « l'importance stratégique que peuvent jouer les pôles de compétitivité dans le développement des projets de la filière automobile » et appelé les trois pôles concernés (Mov'eo, IDforCar et Véhicule du Futur) à tisser des liens plus serrés. C'est déjà fait : du 21 au 24 juin prochains, les pôles automobiles français seront en Allemagne pour une mission partenariale sur le thème des moteurs hybrides...
De nouvelles usines ouvrent
Pendant que Sielest (Pulversheim) connaît de sérieux problèmes, d'autres équipementiers automobiles bâtissent de nouvelles usines.
Ainsi, le groupe Lisi Automotive vient de poser la première pierre d'une usine à Delle, dans le territoire de Belfort, prévue pour être opérationnelle dans un an. Investissement : 9 millions d'euros. Le site doit employer une centaine de salariés au tri et au conditionnement de composants pour le secteur automobile.
Par ailleurs, l'entreprise espagnole Gestamp Automacion vient d'ouvrir une usine à Champagney, en Haute-Saône. Cette société emploie 110 salariés à la fabrication de pièces de rechange. Coût global de l'investissement : 15 millions d'euros.
Source : l'alsace.fr
Mise en ligne par smfc franche-comté cfe-cgc métallurgie.
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Mis à jour (Jeudi, 13 Mai 2010 10:15)
















