QUELLES SONT LES CONDITIONS D'ACCÈS ?
Tout travailleur, quelle que soit sa situation professionnelle, peut y recourir. Salariés, nonsalariés, agents publics, demandeurs d'emploi et particuliers peuvent bénéficier de cette prestation, financée notamment via le compte personnel de formation (CPF). Pour les salariés, le bilan de compétences s'intègre souvent dans le plan de développement des compétences de l'entreprise, comme outil de gestion des emplois et des parcours professionnels et de la mixité des métiers (GEPPMM) ou dans le cas d’un congé de reclassement au même titre que les actions de formation professionnelle. Il ne peut pas être imposé : votre accord écrit est obligatoire.
Il est possible de financer soi-même son bilan de compétences en dehors des actions financées par l’entreprise. Si vous avez déjà bénéficié d'un bilan financé par un tiers autre que l’employeur (CPF, France Travail, OPCO, Transitions Pro…), vous devez respecter un délai de carence de cinq ans avant de pouvoir en financer un nouveau via le CPF (règle applicable depuis le 20 février 2026).
COMMENT SE DÉROULE-T-IL ?
La durée maximale est de 24 heures d'accompagnement effectif avec le prestataire, avec un minimum légal de 13 heures. Le bilan se déroule en trois phases :
- phase préliminaire : analyse des besoins, choix du format et modalités de déroulement ;
- phase d'investigation : construction du projet, vérification de sa pertinence, élaboration d’alternatives ;
- phase de conclusion : remise d'un document de synthèse confidentiel avec les pistes envisagées et le plan d'action.
Au terme du bilan - qui peut se faire pendant (avec accord de l’employeur) ou en dehors du temps de travail -, l’intéressé doit avoir clairement identifié ses compétences professionnelles et personnelles susceptibles d’être investies dans des situations professionnelles déterminées.
Clément Delaunay